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Perdre la raison lors d’une expatriation

l’expatriation peut-être lourde de conséquences, comme vous le lirez dans cet article de expat live.com

Si le « syndrome indien » concerne plus particulièrement l’Inde, il n’est pas limité à ses frontières.

Alors n’hésitez pas à venir en aide à des personnes proches ou pas que vous sentez en difficulté, cela peut aller très loin.

 Syndrome indien : quand la raison s’effrite

Le « syndrome indien » est un trouble typique de ce que les médecins appellent le « voyage pathogène » : un voyage qui va faire émerger chez le sujet des troubles psychiatriques particuliers. Car, de fait, le syndrome indien touche des gens sans aucun antécédent psychiatrique connu.

Passé un laps de temps plus ou moins long (de quelques semaines à quelques mois), l’expatrié va commencer par manifester nostalgie et anxiété. Jusque là, rien de bien inquiétant. Puis les symptômes s’aggravent : hallucinations, délires psychotiques… Quand les troubles s’affirment, le rapatriement sans délai est souvent la seule solution. Cela suffit généralement à tout faire rentrer dans l’ordre. Étonnamment, la malheureuse victime du « syndrôme indien » ne gardera pas un souvenir totalement négatif de l’expérience ; certains veulent même retourner dans le pays qui leur a fait prendre conscience de leurs limites…

Pourquoi l’Inde rend-elle « fou » ? Régis Airault a été psychiatre au consulat de France à Bombay. Pendant des années, il a vu atterrir dans sa consultation des expatriés qui, équilibrés au jour de leur départ de France, ont vu leur univers basculer en quelques semaines. Pour lui, même si les voyages pathogènes ne concernent pas ce seul pays, c’est l’impact de « Mother India », cette Inde qui fait perdre ses repères au voyageur, qui est à l’origine du choc. Cette « dépersonnalisation » de l’individu rationnel pousse alors certains de l’autre côté de la « ligne rouge. »

La prise en charge et les erreurs à éviter

Le traitement d’un patient atteint du « syndrome de l’Inde » est à la fois simple et délicat. Si les symptômes deviennent sévères, le rapatriement est la solution la plus efficace. Les organismes d’assurance, familiarisés avec le problème, ne font généralement pas de difficultés pour la prise en charge… Il est également possible, au moins dans un premier temps, de trouver de l’aide sur place. Mais gare aux charlatans : « Certaines personnes peu délicates se font un plaisir de profiter d’un véritable marché du syndrome du voyageur », souligne Régis Airault.

L’Inde plus que les autres pays rappelle aux candidats au départ que l’expatriation est avant tout une remise en cause de soi même, un « choc » que l’on s’impose. Et un choc qui peut aller, dans certains cas, jusqu’à la mise en cause de sa propre santé mentale…

http://www.expatlive.com/magazine/vie-pratique/expatriation-danger-inde-peut-rendre-fou

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