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Les Francais à Shanghai: La solitude?

Voici une étude menée par le Petit journal avec comme source le Consulat de Shanghai qui nous en apprend un peu plus sur qui est notre voisin Francais à Shanghai.
Nous sommes nombreux, mais nous connaissons-nous? Quelles sont les initiatives lancées par nos compatriotes, les associations, les lieux de socialisation ?
Il n’y a aucune raison de rester seul et/ou isolé ( si ce n’est pas un choix) sur Shanghai.

Les Français représentent l’une des communautés étrangères les plus importantes de Shanghaï, sinon la plus importante. A partir de janvier, le Petitjournal.com/Shanghaï consacre une série d’articles à des “itinéraires”de Shanghaïens d’adoption. Ce qui a motivé leur venue, comment ils ont rebondi dans cette ville où tout n’est pas toujours facile, ce qui les fait aujourd’hui rester, bouger, vibrer… En attendant de les croiser au fil des semaines, vue d’ensemble des Français de Shanghaï

Structure par âge de la population française en Chine – 2008 – source DFAE Mission de gestion Administrative et Financière

Nous serions 15.000 Français à Shanghaï, soit la population occidentale la mieux représentée. Plus d’hommes que de femmes, et une population en voie de rajeunissement. Pour deux raisons : d’abord parce que les familles avec enfants sont nombreuses, ensuite, parce qu’il y a de plus en plus de jeunes, étudiants et de jeunes travailleurs en quête d’un contrat local. Sur la population française en Chine en 2008, les moins de 25 ans représentent près de 37% de la population considérée, contre seulement 3% pour les + 60 ans.

Rien d’étonnant à cela, dans la mesure où l’on vient d’abord à Shanghaï pour travailler. A cet égard, il semblerait qu’on assiste depuis quelques années à une modification importante du profil des expatriés. Aux expatriés que l’on qualifiera de traditionnels, s’ajoutent désormais ce qu’on appellera les “nouveaux expatriés”. Qui sont-ils ?

Expatriés “professionnels”
La première catégorie se compose des expatriés au sens contractuel du terme. Cadres prometteurs, ils sont envoyés par le siège de leur entreprise dans un parcours de carrière qui passe forcément par l’international. Le boum économique de la Chine et l’ouverture internationale de Shanghaï depuis 15 ans ont fait de cette ville un lieu de prédilection des entreprises françaises pour y installer leurs activités chinoises. Ces expatriés restent en moyenne 3 ans puis repartent au siège. D’autres enchaînent expatriation sur expatriation, avec femme et enfants, et ne revoient la France que pour les vacances et leur retraite. Ces cadres occupent la plupart du temps des postes de top management, avec des contrats d’expatriation très avantageux. De plus en plus, le renouvellement de ces contrats est soumis à la concurrence des Chinois. Pour des raisons de coûts pour l’entreprise, d’une part, mais aussi parce que bon nombre d’entreprises françaises localisées ici sont parvenues à maturité et qu’il est temps de placer des Chinois aux postes clés. Ce qui fait dire à d’aucun que l’âge d’or des expatriés de Shanghaï est derrière nous.

Les nouveaux expatriés
Jeunes, ils ont souvent connu Shanghaï lors d’une année d’études à l’étranger ou d’une expérience de VIE. Ils ne bénéficient pas pour la plupart des conditions privilégiées d’expatriation ou de détachement de leurs aînés, mais sont titulaires d’un contrat local. Ils viennent ici tenter l’aventure chinoise, attirés par la croissance économique et l’accélération de carrière que Shanghaï peut représenter pour eux, en leur permettant d’accéder rapidement à des responsabilités managériales. Ils cherchent à s’intégrer à la société chinoise beaucoup plus que la catégorie précédemment décrite. Ils apprennent la langue et sont curieux de la culture. “Leur projet à long terme n’est pas toujours connu d’eux-mêmes, dit Emma Caillère, consultante RH chez Dragonfly Group, mais ils ont un esprit souvent plus entrepreneurial, certains se lançant d’ailleurs dans la création de leur propre société”. C’est parmi eux indéniablement que l’on rencontre le plus de couples mixtes franco-chinois. Ils sont, encore plus que les expatriés traditionnels, en concurrence avec des Chinois, jeunes diplômés comme eux, maîtrisant parfaitement l’anglais…et le chinois !

Et les femmes ?
Globalement suiveuses, mais avec des exceptions notables. De plus en plus de jeunes diplômées, seules ou venant en couple, sont attirées par la Chine. Elles viennent chercher ici un contrat local, que ce soit dans une grande entreprise française basée à Shanghaï, ou dans une start-up. D’autres, plus rares il est vrai, sont celles qui ont déclenché l’expatriation familiale, à charge pour leur compagnon de trouver un nouveau job à Shanghaï ou de reconsidérer la répartition des tâches dans le couple moderne ! Et puis, il y a les fameuses taïtaï. Toutes ne sont pas femmes au foyer, loin s’en faut. Certaines trouvent un job avec un contrat local, d’autres profitent de leur expatriation pour faire des choses qu’elles n’auraient pas forcément faites en France : entrepreneuses, engagées dans la vie associative, étudiantes sur le tard, elles peuvent être presque aussi occupées que leur expat de mari.

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